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mardi 28 avril 2015

Comment représenter des déplacements sur une carte ?

Dans la vie, il nous arrive fréquemment de nous déplacer : souvent pour aller travailler, ou alors pour aller à l'école ou à la fac. L'Insee mesure ces déplacements et les baptise du doux nom de "navettes domicile-travail" ou "navettes domicile-études". Représenter ces données sur une carte suppose de prendre en compte une double localisation : un point de départ (par exemple, le domicile) et un point d'arrivée (par exemple, le lieu de travail). Ensuite, on relie d'un trait le point de départ et le point d'arrivée.

Comme tout le monde ne va pas travailler au même endroit, on peut par exemple ne garder que le couple principal : pour chaque commune, la commune où se rendent le plus de personnes. Cela évite d'avoir des cartes avec des traits dans tous les sens et donne des cartes connues sous le nom de "cartes à oursins", qui permettent de représenter des pôles d'attraction.

Les cartes à oursins fond partie depuis longtemps de la palette des modes de représentation possibles avec Géoclip. Leur défaut est qu'elles ne représentent que le flux principal et ne donnent pas d'idée de l'intensité du flux, c'est-à-dire de combien de personnes se déplacent.

Le Commissariat Général à l'Egalité des Territoires (CGET, ex-Datar) a souhaité aller plus loin que les cartes à oursins, dans son Observatoire des Territoires, afin de mieux prendre en compte les dynamiques à l'oeuvre dans les territoires, notamment dans les intercommunalités.
C'est ainsi qu'un nouveau mode de représentation a vu récemment le jour dans Géoclip, baptisé "cartes de flux".

Pour cela, on prend non seulement le point de départ et le point d'arrivée, mais aussi le nombre de déplacements pour chaque couple. On ne conserve les couples qu'à condition que le flux soit suffisamment important, par exemple supérieur à 50, pour améliorer la lisibilité de la carte. Ensuite, l'idée de départ est de donner à chaque ligne une épaisseur proportionnelle au nombre de déplacements, pour montrer l'intensité du flux.

Encore pour des raisons de lisibilité, plutôt que de tracer des lignes d'épaisseur proportionnelle, on a choisi de constituer trois classes, représentées par trois épaisseurs de traits : un trait fin pour les flux peu importants, un trait moyen pour les flux intermédiaires, un trait épais pour les flux les plus forts. Cela s'appelle une discrétisation, c'est-à-dire l'art de découper en tranches, processus bien connu du statisticien-cartographe, chaque fois qu'il représente un indicateur par une analyse choroplèthe !

Toujours pour des raisons de lisibilité, on joue aussi sur des paramètres de couleurs, pour mieux distinguer les différentes classes de flux, ainsi que sur des effets de transparence, pour rendre mieux visibles les superpositions. Mettre au point tous ces paramètres, afin d'élaborer un mode de représentant qui se montre suffisamment parlant a demandé de nombreux essais et tâtonnements !

Mais trêve de discours ! Voici ce à quoi cela ressemble :


Et pour afficher directement la carte des navettes domicile-travail dans l'Observatoire des Territoires, c'est par ici !

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